28 octobre 2016 : Neige d'automne sur le Vignemale vu du Néouvielle


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dimanche 24 juillet 2011

20 Juliol de 2011 Ascensió al Canigó

Dimecres 20 Juliol de 2011
Ascensió al Canigó
Le Canigou vu depuis le palais des rois de Majorque de Perpignan
Depuis le camping du col de Millères, alt.850m.
La piste qui du col de Millères (842m) monte au col des Voltes puis au refuge des Cortalets à vraiment mauvaise réputation, alors il faudra se passer de la voiture et sortir les jarets...
2h25 du matin, je m'extirpe discrètement de la tente installée au très agréable camping des Sauterelles, avale un peu de pain enduit de pate à tartiner au chocolat, ai la flemme de me faire un café de peur de réveiller Sandrine et les alentours, enfile les chaussures, le sac...
2h52 je franchi discrètement la porte du camping et 1ère à droite je commence à remonter la piste. Après quelques kilomètres, vers 1070m, je la quitte pour gagner le col des Voltes par le sentier. By night en pleine forêt, c'est parti sur les dizaines de lacets qui s'enchaîent et montent raide jusqu'au col.
4h25, après une pause juste avant (c'est que ça grimpe!), 1838m, col des Voltes. Je reprends la piste jusqu'au refuge non gardé (6 places, cheminée, tables extérieures) de la Jasse des Cortalets (2000m env.), pause cigarette...
Refuge de la Jasse des Cortalets
....puis je gagne le refuge des Cortalets (2150m) à 5h15.
Refuge des Cortalets
Pas de lumières, moi qui espérait un café chaud, j'attends, fume, bois, grignotte une barre, refume...mais à 6h, toujours personne levé, tant pis, je file au Canigou.
Canigou depuis les Cortalets
Je prends l'autoroute (panneaux partout, cairns monstrueux) du pic Joffre (baptisé ainsi par le C.E.C sous la présidence d'Edmond Boixó), il fait frais et en plus le vent commence à souffler fort.
Levé de soleil sur la crête du Canigou
Je me choppe une onglée à la fontaine des Perdrix (!), dérange un isard, passe au pic Joffre (2382m), puis me balade sur la crête que je rejoint au petit jour avant qu'elle ne s'enflamme. Le vent se renforce encore, je dois mettre tous mes habits.
Panoramique sous le sommet du Canigou
Beaucoup de nuages sur le littoral, pas génial pour les photos... et un gypaète qui me passe juste au dessus de la tête.
La crête du Canigou au petit matin
7h05, 2784m, sommet du Canigou ...
Au sommet du Canigou
... je trouve 4 personnes qui ont passé la nuit là.
Croix, table d'orientation, poésie, banderolles catalane flottant au vent...
Poésie en catalan en lisant au sud...
...et en français pour ceux qui préfèrent lire au nord...
Portrait du plus célèbre poète Catalan, En Jacinto Verdaguer i Santaló (1845-1902):
(In Buttletí del Centre Excursionnista de Catalunya, Any XVI, Núm.132, Janer de 1906, p.3)
Panoramique au sommet
Petit 360° vidéo:
8h20, dernier coup d'oeil sur l'arête de Quazémi, je quitte donc ce sommet pour aller visiter la fameuse cheminée de la brèche Durier... qui n'est d'ailleurs qu'un bel escalier à grandes marches (qui commencent à être bien polies) amménagé à coup de dynamite en août 1896 à la demande de Charles Durier (1830-1899) qui fut président du Club Alpin Français (le refuge du col de Miage, ainsi qu'une pointe près du Mont-Maudit, massif du Mont-Blanc, portent son nom). Ainsi, quel que soit le versant d'ascension, n'importe qui peut accéder à la montagne reine de la Catalogne, bien plus vénérée par ses habitants que le Carlit ou même la Pique d'Estat, pourtant plus hauts.
A noter le superbe monolithe de pierre qui décore la rive droite de la cheminée. Il était déjà photographié et imprimé dans le bulletin de Centre Excursionniste de Catalogne au début du 20è siècle. Certains y voient le profil d'un catalan... (voyez ci dessous)
Au pied de la cheminée de la brèche Durier et de son monolithe à profil humain
Le même photographié en 1906:
(In Buttletí del Centre Excursionista de Catalunya, Any XVI, Núm.137, Juny de 1906, p.164 - cliché F. Bordàs)
Brèche Durier, direction le pic Barbet, sentier à flanc en direction d'un col herbeux, que je quitte bien avant d'y arriver pour remonter à vu dans les pentes du Barbet qui me déposent au sommet (2733m).
Panorama au sommet du Barbet: Quazémi de Dalt, Canigou
D'ici, le Canigou à une certaine allure:
Canigou vu du Barbet
Sous mes pieds, la paroi plonge quasi verticalement vers feu le glacier du Canigou. Quelques névés persistant à l'ombre de la paroi, un ébouli et des restes de moraines en sont désormais les seuls vestiges : ainsi gît l'ultime cirque glaciaire des Pyrénées avant la Méditérrannée.
Le cirque glaciaire du Canigou
Descente par la crête du Barbet, sur laquelle je rencontre une quantité hallucinante d'aster des Alpes (c'est la faute à Durier certainement!).
Crête du Barbet
9h30, refuge des Cortalets, le bar est ouvert, youpi, grand café chaud, ambiance sympa...
Le refuge des Cortalets en 1906
(In Butlletí del Centre Excursionista de Catalunya, Any XVI, Núm.134, Març de 1906, p.73)
10h20, je repars, 11h50 me voilà revenu au camping.
Ce fut un Canigou-express...loin du ron-ron des foules habituelles.
Fin de journée du coté du Vernet.
Terminons par la fleur du jour, l'Aster des Alpes
Assez batifolé, direction les Pyrénées centrales maintenant...

mercredi 6 juillet 2011

05-07-2011 Petit Astazou par l'arête nord-ouest

Mardi 5 juillet 2011
Petit Astazou par l'arête nord-ouest
Avec Cyril Renailler
"Voyez en effet cette belle arête, ce modèle d'arête..."
(Henri Brulle)

Nous voilà partis depuis Gavarnie en fin d'après midi la veille pour aller installer la tente parmi les tapis d'edelweiss sous les Astazou vers 2000m. Soirée nuageuse sous le ballet des grands rapaces, qui tourne lentement vers le beau annoncé pour le lendemain...
Fin de journée au bivouac sous les Astazou et leur célèbre couloir Swan
Mardi matin, levé à 4h30, départ 5h15 à la frontale, nous montons vers le glacier de Pailla et la base du couloir Swan.
Nous nous élevons sous une importante barre rocheuse (qui vue de Gavarnie se confond avec la face nord du Petit Astazou), sur laquelle nous trouvons cette plaque :
Nous mettons bientôt pieds sur le glacier de Pailla, contournons la barre rocheuse et prenons le vallon qui sur la droite nous dépose au petit jour sur le col herbeux d'ou s'élance l'arête nord-ouest...
Aube au pic Rouge de Pailla
Au col, nous assistons au spectacle du début de journée sur les sommets du cirque...
...et nous harnachons pendant que l'arête commence à se dorer au soleil...
...avant d'attaquer la grimpette de cette arête, la plus belle du massif calcaire.
Son premier parcours fut réalisé, de manière partielle cependant, le 02 août 1892 par les guides et cousins Hippolyte Courtade et Célestin Passet, avec René d'Astorg et Henri Brulle. Ces hommes évitèrent les ressauts les plus importants de l'arête en se déportant par des corniches dans des couloirs de la face nord, et finirent par gagner le sommet par l'est. L'arête se constitue de 13 ressauts successifs, plus ou moins importants et redréssés, qui forment chacun une marche s'élevant vers le sommet. Les relais sont en général au dessus des ressauts, sur des terrasses très confortables. Quelques pitons sont placés dans les passages les plus difficiles.
Dans les premières longueurs, en dessous le collet herbeux de départ...
Consultation du topo...
Cyril à un relais
En panoramique pour donner une idée du cadre exceptionel dans lequel se déroule cette escalade
"Et tout d'un coup, elle s'élance"
(Henri Brulle)
Moi aussi je m'y élance, et avec les Super-guide aux pieds que je refuserais obstinément de quitter tout le parcours, malgré les invites de Cyril voyant l'arête se redresser et l'escalade devenir plus ardue. Faut pas croire, mais sur du IV+/V-, ça passe très bien. Résultat, les chaussons d'escalades ferons le voyage dans le sac à dos.
Dans un ressaut
Vue sur la voisine arête ouest se profilant devant le cirque
Relais tranquille
En s'élevant sur le fil de l'arête
Cyril dans une des dernières longueurs
Au sommet de l'arête, après l'ultime ressaut.
Après la dernière longueur, nous suivons la fin de l'arête facile jusqu'au sommet du Petit Astazou, 17h (!) ...sur lequel nous séjournons presque une heure.
Vue sur Pinède
Le guide du jour (Guide Ollivier, Pyrénées Tome II, 1953) au sommet du Petit Astazou
Descente par le col des Astazou et les Rochers-Blancs, isards, fleurs à profusion, puis chevreuil...
Gavarnie 21h30.
Encore une (longue) journée des plus réussie.